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C’est une peinture à l’eau donc tous les pinceaux font l’affaire dans le sens où il n’y a aucune contre-indication. Cependant il serait dommage d’utiliser des pinceaux en poils naturels qui sont fragiles comme les petit-gris. Ces pinceaux en poils d’écureuil sont parfaits pour les lavis (gouache, encre, aquarelle), mais le problème c’est qu’en séchant l’acrylique se rigidifie, donc si les outils sont mal entretenus, ils sont fichus ou du moins difficilement récupérables. Même chose avec la martre. Ces pinceaux-là sont assez onéreux à l’achat donc mieux vaut en prendre soin.
Il est normal que la craie reste soluble car tout comme le pastel reste tendre, le fixatif prévu pour cet usage est volontairement léger. Comme son nom l’indique, son but est simplement de « fixer » la poudre (craie ou pastel) sur le support, sans l’enrober complètement comme le fait un vernis. L’inconvénient est qu’effectivement l’oeuvre reste fragile et friable, l’avantage en revanche est que l’oeuvre garde son aspect et ses teintes. Appliquer un vernis acrylique en spray est possible, cela stoppera la solubilité de la craie, mais attention car les teintes se modifieront (de foncer plus précisément).
La peinture acrylique est l’une des plus pratiquées de nos jours, cependant elle ne rentre pas encore dans le champ des techniques traditionnelles étant donné qu’elle est très récente. En effet, sa création date seulement de 1958, contrairement aux trois autres citées précédemment, on ne peut pas vraiment parler d’une technique ancestrale! Du moins pas pour l’instant. Un jour viendra car ses qualités et ses propriétés installent durablement l’acrylique comme étant une valeur sure grâce à sa pérennité et son aspect typique de notre époque actuelle.
Il est important de laisser ce phénomène agir naturellement, pour cela la surface doit toujours être plus molle (donc plus grasse) que la profondeur. En effet, les couches externes siccativent en premier et forment alors une barrière à la pénétration de l’oxygène jusqu’au cœur de la peinture. Comme nous l’avons vu précédemment, un phénomène purement physique et logique se produit : la surface étant au contact de l’air va se durcir assez rapidement, alors qu’en profondeur la peinture sera encore « molle », donc au moindre mouvement ou tension, la croute en surface va inévitablement se craqueler.
Le grammage c’est-à-dire l’épaisseur, se situe généralement autour de 4 grammages types : 185 g/m2, 300 g/m2, 640 g/m2 et 850 g/m2. Cette épaisseur va déterminer la tenue de la feuille, mais aussi sa capacité d’absorption d’eau. En clair, plus le papier est fin plus il se déforme à la « détrempe » ; plus il est épais, plus il est difficile à humidifier et nécessite donc beaucoup d’eau. On retiendra aussi la tenue au grattage dans le cas des interventions à la pointe sèche, une fois l’oeuvre terminée.
Les huiles, au sens de l’histoire de l’art, sont classiques. Elles ont été développées pour la première fois au XIIe siècle et ont été utilisées pour créer quelques-unes des peintures les plus emblématiques de l’histoire comme la Joconde et la Nuit étoilée de Van Gogh. La composition chimique comprend des pigments en suspension dans l’huile (généralement de la graine de lin). Bien qu’elles soient intemporelles, elles nécessitent un peu plus de travail pour être nettoyées et entretenues; elles ne sont pas compatibles avec l’eau, et donc pour les diluer ou les nettoyer, vous devrez utiliser de la térébenthine ou du white spirit.
La toile montée sur châssis fait son apparition à partir du xve siècle. On en trouve les premières utilisations sur des volets d'orgue à Venise. Ce sont d'ailleurs les Vénitiens qui diffuseront cette pratique en Italie dans le courant du xvie siècle et en Flandres par Rubens. La toile, généralement de lin, doit être recouverte d’une couche d’enduit qui permet à la peinture de s’accrocher. La peinture à l'huile qui produit un film souple convient parfaitement à ce support souple, qu'il est alors possible de rouler pour son transport.

Il existe un très large choix de produits qui se mélangent à l’acrylique afin de modifier ses caractéristiques, et c’est ce qu’on appelle des médiums pour Peinture acrylique. Ainsi avec des couleurs acryliques de base, il est possible de les transformer en couleurs brillantes ou mates, opaques ou transparentes, épaisses ou fluides. Ils sont à mélanger directement avec les couleurs.
Depuis les années 60, les peintres qui ont utilisé l’acrylique pour leurs toiles sont nombreux, notamment dans le domaine de l’abstrait. On compte parmi eux Morris Louis, qui fut l’un des premiers à utiliser les peintures de la marque Magna pour ses peintures les plus colorées, comme « Alpha-Pi » (1960) ou « Beta-Lambda » (1961). D’autres peintres comme Barnett Newman, Kenneth Nolan ou Larry Poons, avec « Sunnyside Switch » (1963)ont joué un rôle important. De célèbres expressionnistes abstraits l’ont utilisée, comme Mark Rothko, Robert Motherwell ou Helen Frankenthaler, ainsi que des surréalistes tels que Max Ernst ou Joan Miro : « Personnage devant le soleil » (1968). https://www.youtube.com/watch?v=hPAMfoyawVg
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