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Si l’usage de couleurs diluées à l’eau remonte à l’Égypte ancienne, on considère que c’est la Renaissance qui a vu éclore l’aquarelle, du moins comme technique en tant que telle. L’aquarelle est d’abord utilisée pour des travaux préparatoires en vue d’une oeuvre plus ambitieuse, à l’huile par exemple. Elle a fonction d’esquisse colorée et non d’oeuvre par elle même.

L’huile est particulièrement résistante au temps qui passe. On comprend ainsi pourquoi des œuvres ont été retrouvées des siècles plus tard avec une couleur et une lumière toujours intactes ! En achetant une huile, vous serez ravi par sa longévité et pourrez fièrement exposer votre acquisition sur la durée. Bien que les peintures à l’huile soient plus chères que les peintures acryliques, cette technique picturale ancienne a fait naître bien des chefs-d’œuvre !

La technique dans le mouillé impose l'humidification préalable du support. Elle permet à l'artiste d'obtenir des surfaces aux couleurs très intenses, de faire fusionner les couleurs et d'effectuer des retraits de peinture sans abîmer le support. Les effets sont nombreux : fondus, dégradés, camaïeux, etc. Son apprentissage est long, car il nécessite une bonne maîtrise du cycle de l'eau sur le papier. C'est en effet le degré d'humidité du papier qui dicte au peintre le moment le plus opportun pour intervenir 13.
Aujourd’hui, les artistes poussent l’acrylique dans ses ultimes retranchements en mêlant des à-plats parfaits, même sur de très grandes surfaces, des lavis, des traits « jetés », jusqu’aux incrustations d’accessoires et même de volumes... Avec les adjuvants et texturants qu’elle peut intégrer, l’acrylique offre des possibilités de texture et de relief inconnues jusqu’ici.
Les amateurs fortunés qui font le tour de l'Italie utilisent alors encore l'aquarelle d'une façon classique, sur du dessin à la mine de plomb et à la plume. John Robert Cozens, fils d'Alexander, développe un style d'aquarelle dans lequel le dessin, étape préalable de la composition, ne transparaît pas dans l'œuvre. Thomas Girtin définit le premier l'aquarelle par la transparence de la peinture sur le support, magnifiée par l'usage d'un papier à grain dont le blanc, réservé, donne seul les hautes lumières, et la pose en rivale de la peinture à l'huile, tout en délaissant les sujets classiques tirés de l'antiquité pour s'intéresser aux effets du paysage de son pays36.
La toile doit absolument être encollée si vous comptez peindre dessus, cela permettra d’une part, de la rigidifier un peu sinon sa souplesse naturelle risquerait d’endommager la couche picturale, et d’autre part de la protéger des attaques extérieurs, comme l’humidité, les bactéries, etc… Pour cela, même chose que pour le bois, vous pouvez utiliser des liants acryliques, des gessos et des encollages universels. En appliquant plusieurs couches fines plutôt qu’une seule épaisse.
L’acrylique c’est magique ! Pour certain c’est une qualité, pour d’autre c’est un défaut, quoi qu’il en soit l’acrylique sèche très vite, il faut donc travailler assez rapidement. Sauf si bien sur vous possédez le retardateur de séchage ! Celui-ci mélangé en petite quantité à la couleur (environ 10%), ralenti considerablement le temps de séchage, favorisant ainsi le travail dans le frais plus longtemps.
Vous êtes à présent prêts à peindre. La peinture à l’huile peut en effet être utilisée directement, telle qu’elle sort du tube. Seulement elle est parfois difficile à appliquer car elle se « tire » mal. C’est pourquoi la présence du médium est nécessaire. Il enrichit les couleurs de matière grasse, dès lors celles-ci deviennent fluides, brillantes et consistantes. Le diluant (essence) ne doit servir lors de cette première étape d’apprentissage qu’à nettoyer les pinceaux. Sa dilution avec les médiums est utile pour l’élaboration d’une peinture en plusieurs couches, mais mieux vaut déjà apprendre à maîtriser ses outils avant de compliquer le processus.
Quant au papier, si vous prenez un papier trop fin ou inadapté, il va gondoler. Donc il est préférable d’utiliser du papier d’environ 200gr au minimum, sachant que comme pour l’aquarelle, l’idéal est du 300gr. Il existe toutefois des papiers spécifiques pour l’acrylique, souvent utilisables pour l’huile également et qui se présentent sous différents formats. Allant du format poche jusqu’au rouleau de 10m.
Vous avez l’embarras du choix, il existe beaucoup de marques différentes qui proposent de très bons papiers à partir de tous les budgets.  En fonction de votre budget pour démarrer je vous propose de travailler sur du papier Etival de chez ClaireFontaine qui est de très bonne qualité. Vous pouvez travailler  aussi sur du papier aquarelle Arches de chez Canson  qui est un peu plus onéreux mais qui est selon moi le « must » pour travailler l’aquarelle.
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