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Les godets (ou demi-godet) proposent une aquarelle sèche, qu’il faut préalablement humidifier. La nuance est donc préparée avec un peu plus d’aléas, et si possible sans « polluer » les demi-godets qu’on utilise. Mais les aquarelles en godets sont plus faciles à transporter et également plus économiques. Les coffrets avec palette intégrée forment un ensemble compact, à emporter partout. Le godet est le meilleur copain des carnets de voyage. 
Les pinceaux à réserve d'eau peuvent s'utiliser seuls pour des croquis colorés rapides, ou en complément des pinceaux classiques et des godets. Contrairement au pinceau traditionnel, qui libère l'eau toujours pigmentée tant qu'il y en a, le flux d'eau venant de la réserve dilue l'aquarelle prise au godet au fur et à mesure qu'on passe le pinceau sur le papier. Seul un pinceau sec peut retirer, en la pompant, un excès de peinture humide, un pinceau à eau ne peut que laver le pigment, le repoussant un peu plus loin.
Ce cas de figure s’est déjà produit avec l’essor de la peinture à l’huile au XVe siècle, qui a permis aux peintres de faire évoluer leur travail grâce à la luminosité, la transparence et à la profondeur plus « réalistes » que ne l’offrait la tempera à l’œuf, celle-ci étant bien trop limitée. A cette période, l’art perdait de son symbolisme religieux typique de l’époque médiévale pour davantage d’émotionnel et de réalisme propre à le Renaissance et à son humanisme. L’artiste de l’époque avait donc besoin d’une peinture plus belle, plus intense et plus maniable permettant plus de possibilité.
Mélangez vos peintures. Les peintures à l'huile mettent plusieurs jours à sécher complètement, ce qui vous laisse le temps de mélanger, changer, retoucher. Cependant, il est presque impossible d'obtenir deux fois le même mélange. Mélangez donc vos peintures en quantité suffisante pour éviter de devoir tenter de refaire le même mélange entre les sessions de peinture. Ainsi, vous aurez toujours suffisamment de la couleur que vous souhaitez.

Utilisée autrefois pour tous les revêtements de protection et de décoration qui devaient résister à l'eau, en même temps que pour les beaux-arts, la peinture à l'huile a été remplacée partout au cours de la seconde moitié du xxe siècle, sauf en peinture artistique. Considérée en Occident comme la technique picturale reine, elle a montré une solidité remarquable ; des œuvres exposées depuis cinq cents ans et plus sont encore en bon état. La formulation des peintures à l'huile affecte la facilité d'application et l'aspect de l'ouvrage terminé et s'adapte à l'ouvrage envisagé. Les pigments et les charges déterminent l'opacité ou la transparence de la pellicule de peinture sèche ; les médiums à peindre lui donnent une consistance plus ou moins liquide ou pâteuse, influant sur son état de surface.
Les œuvres à la peinture acrylique ont été créées dès le début du XXème siècle et deviennent de plus en plus tendance. Conçues avec un liant à la résine acrylique et des pigments d’origine minérale, organique ou synthétique, la peinture acrylique a l’avantage de s’appliquer facilement et sur différents supports. Très proche de la peinture à l’huile, la peinture acrylique a toutefois un temps de séchage plus rapide.

Les médiums à peindre permettent aussi de respecter la règle du « gras sur maigre » (propre à la peinture à l'huile) qui veut que chaque couche de couleur soit plus grasse que la précédente afin que l'accroche soit solide et durable. L'explication en est très simple : les couches maigres, qui mettent peu de temps à sécher, entreraient en conflit avec les précédentes plus grasses et toujours en train de sécher, provoquant un phénomène variant entre la peau d'orange et celle du reptile au cours de la mue... À éviter, selon les traditions. Dans les premières étapes, la pâte sera donc maigre, par adjonction d'essence et progressivement deviendra plus grasse, par ajout d'huile ou de médium. L'œuvre sera finalement vernie grâce à un vernis à retoucher puis un vernis définitif.


Il est possible d’utiliser la peinture acrylique seule sans mélange avec de l’eau ou un autre médium à peindre. De cette façon vous prélevez directement la peinture avec votre pinceau, spalter ou encore couteau pour l’utiliser immédiatement. L’avantage d’utiliser de la peinture acrylique seule, c’est que celle-ci a un fort pouvoir recouvrant et profite de toute son opacité.

A l’époque de la Renaissance, chaque peintre devait préparer lui-même sa peinture à l’huile avec des pigments. Chacun avait ses recettes personnelles, souvent compliquées, méticuleuses et longues à mettre en œuvre. Le temps de séchage, sans les additifs siccatifs (le blanc de céruse, par exemple), était très long et comme on peignait sur des planches en bois, les œuvres étaient lourdes, peu maniables et de taille limitée. L’arrivée de la peinture à l’huile correspond à celle de la toile : deux progrès majeurs pour l’art. Cependant, les peintres restaient pour travailler dans leur atelier, où ils exécutaient les commandes des clients.
Les artistes découvrent alors la grande variété des effets qu’elle offre : mélangée avec de l’eau, elle peut s’éclaircir jusqu’à obtenir la transparence de l’aquarelle, utilisée pure, elle ressemble à l’huile et offre des reliefs et la possibilité de gratter la surface de la toile. Associée à d’autres matières : sable, fibres, etc on peut jouer sur les consistances, sans compter qu’elle se conjugue très bien avec d’autres techniques.
Bien que des toiles pour aquarelle soient vendues depuis quelques années15, le papier est le support usuel de l'aquarelle. Il doit pouvoir résister à une forte humidité16. Il est peu collé, surtout en surface. Il doit être perméable, afin de résister aux lavages et aux enlevages17. S'il n'est pas collé, il faut passer les couleurs rapidement, et chaque touche est définitive.

Une section d'aquarellistes anglais à l'exposition universelle de 1855 à Paris connaît un succès considérable41. L'année suivante, un auteur affirme que l'aquarelle « est parvenue à un tel de gré de perfection (…) telle que la comprennent les artistes anglais et les nôtres » que « maintenant elle est devenue la rivale de la peinture à l'huile42 ». Un bon nombre de traités d'aquarelle sont publiés. Ils reconnaissent la supériorité anglaise en matière d'aquarelle, et la proposent comme activité d'amateur, de dames notamment43.
Un glacis est une couleur transparente qui superposée à un autre, lui modifie sa teinte sans la recouvrir. L’exemple type est un glacis bleu sur un fond jaune qui donnera du vert. Seulement l’intensité de cette nouvelle teinte sera bien plus belle et profonde qu’une simple couleur verte car les rayons de lumière traversent toutes les couches pour se réfléchir sur celle qui est le plus en profondeur. Un peu comme si vous superposiez des verres colorés.
Les artistes découvrent alors la grande variété des effets qu’elle offre : mélangée avec de l’eau, elle peut s’éclaircir jusqu’à obtenir la transparence de l’aquarelle, utilisée pure, elle ressemble à l’huile et offre des reliefs et la possibilité de gratter la surface de la toile. Associée à d’autres matières : sable, fibres, etc on peut jouer sur les consistances, sans compter qu’elle se conjugue très bien avec d’autres techniques.
La peinture à l’aquarelle est une technique très fine de la méthode picturale. Ce n’est donc pas vraiment un hasard si les pigments qui servent à faire l’aquarelle sont broyés très finement. L’objectif avec l’aquarelle est de produire une peinture diluable à l’eau et d’une transparence plus marquée, à l’opposée de la peinture gouache qui, elle, est plutôt opaque. Aussi, pour des rendus légers, fluides, et laissant apparaître le fond blanc du support papier utilisé, il n’y a pas mieux que l’aquarelle. Cette technique est également très appropriée pour la réalisation de glacis et d’ombres en tout genre.
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