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Les médiums à peindre permettent aussi de respecter la règle du « gras sur maigre » (propre à la peinture à l'huile) qui veut que chaque couche de couleur soit plus grasse que la précédente afin que l'accroche soit solide et durable. L'explication en est très simple : les couches maigres, qui mettent peu de temps à sécher, entreraient en conflit avec les précédentes plus grasses et toujours en train de sécher, provoquant un phénomène variant entre la peau d'orange et celle du reptile au cours de la mue... À éviter, selon les traditions. Dans les premières étapes, la pâte sera donc maigre, par adjonction d'essence et progressivement deviendra plus grasse, par ajout d'huile ou de médium. L'œuvre sera finalement vernie grâce à un vernis à retoucher puis un vernis définitif.

Samuel Palmer, Bonington, Turner sont les aquarellistes les plus influents. Leur production, cependant s'affranchit des principes de l'« aquarelle pure ». Ils ne dédaignent pas un accent de gouache, des grattages, le masquage des réserves à la cire. Cotman rend des paysages banals monumentaux par le choix du point de vue avec une aquarelle sans gouache ni artifices techniques ; Copley Fielding, aquarelliste prolifique, devient président de la Royal Watercolour Society et formera à l'aquarelle le critique John Ruskin dont l'influence transformera le regard rétrospectif sur l'art britannique37. Ruskin promeut le préraphaélisme dont l'usage de la couleur est un retour à l'enluminure, il discrédite John Constable, aquarelliste sur le tard, et critique avec virulence l'Américain Whistler, qui pratiquent l'un et l'autre une peinture attentive aux effets de lumière, comme les premiers aquarellistes anglais.
Une création réalisée à la peinture à l’huile est généralement conçue en superposant différentes couches de couleur. Si vous souhaitez, par exemple, peindre un portrait, vous commencerez sans doute avec une couleur d’arrière-plan, sur laquelle vous esquisserez les proportions du portrait à l’aide d’une autre couleur, puis vous ajouterez des couleurs supplémentaires au-dessus pour affiner les détails. Le mode d’interaction de ces couleurs est important et affecte l’aspect final de votre œuvre.
Patientez. Pour que la peinture à l'huile sèche complètement, il faut 2 ou 3 mois au total. Laissez sécher votre œuvre dans un endroit protégé pour qu'elle ne subisse pas de dommage, qu'elle ne soit pas touchée, frôlée, coudoyée, effleurée ni tâchée. Cet endroit ne devra pas être trop chaud, ni trop humide. Ne laissez pas votre toile sécher dans le noir absolu, à cause du jaunissement à l'obscurité : en effet, l'huile de lin jaunit dans l'obscurité et dépose une fine couche sur la toile. Faites aussi attention aux éventuels insectes qui pourraient tourner autour de votre toile. Ils peuvent causer de vilaines souillures s'ils se prennent les pattes dans votre peinture.
Né des ateliers classiques et des grands formats, le métier traditionnel du peintre fut et demeure la base référentielle de la technique de l'huile. Les couches picturales du tableau sont superposées selon le principe du « gras sur maigre » et exploitent les transparences de certains pigments, alliées à celle des médiums. On les appelle « jus » (très peu de pigment et beaucoup de diluant), « glacis » (très peu de pigment et beaucoup de médium corsé en résine), « vélatures » (très peu de pigment, beaucoup de médium corsé en résine et un petit peu de blanc). Par opposition à « pâte », « matière », « charge ».
Dans le dernier quart du xviiie siècle un mouvement d'intérêt pour la peinture de paysage se développe en Angleterre. En 1777, Richard Earlom grave à l'aquatinte le Liber Veritatis de Claude le Lorrain. En 1785 Alexander Cozens publie une Nouvelle méthode pour assister l'invention dans le dessin de compositions originales de paysages34, construite sur l'observation de taches sur le papier, et qui constitue une théorie du lavis, que celui-ci soit d'encre ou d'aquarelle35.
Dans les années 1960, un renouvellement de la technique apparaît avec Raoul Dufy, Jean Bazaine, Maurice Estève, Zao Wou-Ki, poursuivie dans les années 1970 par Pierre Risch, qui met au point une technique d'aquarelle sur papier de très grand format, entièrement mouillé à l'éponge et détourne un produit destiné à la sérigraphie, le drawing gum, afin de préserver le blanc du papier et ne pas gouacher l'aquarelle. https://www.youtube.com/watch?v=EYgdB0-Zwwk
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